Reims (51) - Europan
Aménagement du quartier Sainte-Anne

Le quartier Saint-Anne devient une lisière aux bords de la Vesle, le végétal structure le quartier en de longues coulées plantées d’une végétation indigène en prolongeant les boisements du fond de Vallée et des bords de Vesle.

La construction des logements s’inscrit dans la recomposition urbaine du quartier. Pour parvenir à un tel objectif d’urbanité, la proposition développée s’est axée sur la possibilité de créer des façades urbaines sur les différentes voies sans cependant imposer, d’emblée, une architecture fixe et définitive aux bâtiments. Ainsi, l’orientation de ces derniers développe la trame existante déjà bien marquée du faubourg Sainte-Anne vers la coulée verte.

 

Les 318 logements disposent d’une capacité d’évolution selon les conditions de société, les changements de potentialités financières, la taille des familles….

La proposition laisse ainsi une marge de liberté aux aménageurs-acquéreurs-locataires de faire évoluer le cadre bâti tout en imposant certains éléments de l’architecture.

Ces éléments sont :

- Une façade sur rue « unificatrice »,

- Une double orientation,

- Un espace sur l’extérieur,

- Une palette de matériaux,

- Pour les logements collectifs, la position centrale et saillante des halls dans la composition architecturale. Ils forment ainsi des repères visuels identifiables,

- Des ambitions écologiques et environnementales.

Les façades sont constituées de grands murs le long des voies de circulation.

Ces murs sont des repères fixant des alignements généraux autour desquels les volumes des différentes pièces des logements peuvent être saillants ou rentrants au gré des besoins de surfaces souhaitées au moment de la construction.

Pour les maisons individuelles en bande, cette possibilité est étendue aux boxes de stationnement afin de libérer des volumes intérieurs plus ou moins spacieux.

Les façades peuvent donc présenter des excroissances ou des retraits allant jusqu’à trois mètres, mais restent liaisonnées par ces murs « unificateurs » des architectures.

En revanche, les façades arrières des bâtiments situés sur rue et l’ensemble des façades des bâtiments des cœurs d’îlot ne possèdent pas ces murs-repères ; l’architecture visible depuis les cœurs d’îlots est plus proche des formes urbaines actuelles du site : habitat individuel en évolution permanente (extension, surélévation).

Les éléments imposés pourraient être développés, en corrélation avec des objectifs environnementaux, dans le cadre d’une charte d’aménagement de quartier, où les habitants donneraient l’identité au lieu.

318 logements

Équipements publics : équipement cultuel

 

C. Roggwiller Architecte mandataire, Caven Canem Architecture architectes associés, Agathe Laval paysagiste associée

Concours d'idée 2007

   


   

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